Les bénéfices de l’activité physique adaptée sur la santé de votre cœur.
Les bénéfices de l’activité physique concernent aussi bien les facteurs de risque que le système cardiovasculaire. L’exercice physique de type aérobie (en endurance) joue un rôle important sur le système nerveux autonome, favorise une baisse de la pression artérielle et la perte de poids. Un meilleur équilibre du diabète et l’amélioration du profil lipidique sont également observés et témoignent d’une diminution de l’insulinorésistance.
Le réentraînement physique fait partie intégrante de la prise en charge post-infarctus et participe grandement à une bonne gestion des facteurs de risque cardiovasculaire. Il génère une action protectrice et permet, pour les personnes pratiquant une activité physique d’endurance régulière, une réduction de la morbi-mortalité.
L’activité physique régulière améliore le pronostic des patients coronariens ainsi que celui des personnes ayant présenté un infarctus et favorise clairement la diminution de la mortalité après ajustement sur tous les facteurs de risque.
Les personnes qui sont restées actives après un infarctus ou qui ont accru leur activité physique, présentent également une mortalité significativement inférieure à celle des personnes sédentaires. Il en est de même pour les récidives d’infarctus. Un gain très net des capacités physique est constatée chez les personnes entraînées ainsi qu’une diminution significative de la survenue d’événements graves par rapport aux patients ayant subi une revascularisation. Dans certains cas, un programme de réentraînement physique peut se montrer aussi efficace qu’une intervention de revascularisation et à des coûts bien inférieurs.

Les facteurs de risque cardiovasculaire
Les maladies cardiovasculaires, en particulier l’atteinte des artères coronaires à l’origine de l’angine de poitrine et de l’infarctus du myocarde, sont favorisées par un certain nombre de facteurs de risque.
Hormis l’hérédité, le sexe et l’âge, les principaux facteurs de risque cardiovasculaire modifiables sont:
- Le tabagisme : La plupart des personnes faisant un infarctus avant 45 ans sont des fumeurs. Entre 30 et 70 ans, 4 décès cardiovasculaires sur 10 sont dus au tabagisme.
- La sédentarité : Contribue à la survenue ou à l’aggravation de plusieurs facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète, surpoids, hypercholestérolémie…).
- Une élévation permanente de la tension artérielle ou hypertension artérielle (HTA),
- Le diabète, qui se définit par un excès de sucre dans le sang,
- L’excès de cholestérol (ou hypercholestérolémie) : une élévation du taux des graisses du LDL-cholestérol dans le sang représente un facteur de risque déterminant. Un HDL-cholestérol bas est également un facteur de risque,
- L’excès de poids ou l’obésité : la valeur du tour de taille comporte en elle-même une bonne valeur indicative d’un risque vasculaire. Il faut être vigilant si le tour de taille est ≥ 88 cm chez la femme et ≥ 102 cm chez l’homme.
Les facteurs de risque ne s’additionnent pas, ils se potentialisent. Ainsi, leur association, même de faible intensité, favorise la survenue d’une maladie cardiovasculaire. Par exemple, si vous avez une tension artérielle modérée, une légère intolérance au sucre, un cholestérol moyennement élevé et que vous êtes un fumeur occasionnel, vous êtes beaucoup plus « à risque » que celui qui aura un cholestérol très élevé isolément.
Définir votre degré de risque vous aidera à faire des choix sains qui favoriseront l’amélioration de votre santé.
